Bureau à domicile ou local externe pour l’entreprise?

9 juin 2010

D’abord, il est important de noter une chose, un bureau à domicile, pour fins fiscales, se défini comme étant le principal lieu d’affaires de l’entreprise, c’est-à-dire le lieu où les rencontres avec les clients se font habituellement ou où la majorité des affaires se déroulent.

Viens une phase dans une entreprise où un choix s’impose : Dois-je conserver le principal lieu d’affaires de mon entreprise à la maison ou dois-je aller vers un local commercial? Ce choix peut sembler simple pour certains, mais pour d’autres, c’est un véritable casse-tête. Il n’y a pas que l’aspect commercial qui doit être considéré, mais également les aspects financiers et fiscaux. Nous nous intéresserons ici aux côtés financiers et fiscaux seulement. L’entrepreneur doit néanmoins garder en tête qu’il y a d’autres avantages (visibilité, crédibilité, etc.) et désavantages (coûts supplémentaires) que ceux qui seront énumérés.

Un bureau à domicile permet de déduire des frais que l’on paierait de toute façon (tout le monde a besoin d’un endroit où vivre) en proportion d’utilisation de la résidence pour fins d’affaires. Le calcul se fait en pourcentage de l’utilisation pour fins d’affaires, la portion personnelle ne donnant droit à aucune déduction fiscale. Par exemple, si j’utilise 1 pièce sur 10 de ma résidence pour fins d’affaires, je peux donc déduire 10% des dépenses afférentes (la superficie et non le nombre de pièces serait également une excellente base de calcul). Voici une liste non-exhaustive des dépenses admissibles en proportion de l’utilisation pour fins d’affaires :

· Intérêts sur hypothèque (et non la portion capital)

· Taxes municipales et scolaires

· Électricité et chauffage (Hydro-Québec et Gaz Métro)

· Internet

· Téléphone

· Assurances

· Entretien (portion bureau seulement)

Un local commercial est une dépense admissible, donc déductible d’impôts. Toutefois, il s’agit d’une dépense supplémentaire, c’est-à-dire que si le loyer vous coûte 10 000$ par année, bien que la dépense soit admissible, il s’agit d’un déboursé supplémentaire pour votre entreprise. En effet, avec un taux d’imposition de 19% (comme pour la plupart des entreprises incorporées), le coût réel de votre loyer sera donc de 8 100$ - les frais connexes seront également des dépenses supplémentaires à ne pas oublier. Notons qu’un local externe donne souvent une meilleure visibilité et une notoriété accrue dans certains cas (il s’agit de cas par cas).

Finalement, le choix entre un bureau à domicile ou un local externe va dépendre de la situation économique de votre entreprise et/ou vous-même et également du type d’entreprise que vous opérez.

Si vous hésitez ou avez des questions à cet effet, n’hésitez pas à nous contacter!

Patrick Pelletier, CA

Fiscalité et problèmes financiers

16 mars 2010

Lorsqu’une entreprise est confrontée à des problèmes financiers, ses gestionnaires sont souvent à la recherche de fonds afin de maintenir leur fond de roulement ou procéder aux investissements nécessaires. Les voies faciles sont évidemment le financement traditionnel et la recherche d’investisseurs. Ces moyens sont décrits plus amplement sur notre site. Une avenue souvent négligée est la fiscalité. A-t-on en main des impôts d’exercices antérieurs que l’on pourrait récupérer? Pourrait-il être avantageux de devancer la fin de l’exercice financier pour accélérer les remboursements anticipés? Une réorganisation corporative permettrait-elle d’éviter de payer des impôts dans une filiale profitable alors qu’une autre doit absorber des pertes? Des achats d’équipement bien orchestrés permettraient-ils un amortissement accéléré ou une réduction de la taxe sur le capital? Ce pourrait également être l’occasion de matérialiser des gains sans charges fiscales. Il pourrait être intéressant de réévaluer la stratégie de rémunération des actionnaires afin de tenir compte de la situation.

N’hésitez-pas à communiquer avec nous pour discuter de tout cela

Crédit pour la rénovation domiciliaire

16 octobre 2009

Le crédit d’impôt pour rénovation domiciliaire (CIRD) pourrait inciter plusieurs personnes  à devancer certains travaux sur leur habitation (maison, chalet ou condo). Il est important de savoir que ce crédit ne sera disponible que pour l’année fiscale 2009 (qui est du 1er janvier au 31 décembre) pour achats admissibles engagés. De plus, si vous avez droit à ce crédit, la demande pour celui-ci se fera directement dans votre déclaration de revenus de 2009 (sauf si les gouvernements décidaient de le prolonger). Puis, notons qu’il existe des différences entre le crédit accordé par l’Agence du Revenu du Canada (ARC) et Revenu Québec concernant le type de crédit, la méthode de calcul et les dépenses admissibles.

 

Au niveau de l’ARC (fédéral), le crédit en est un qui est non remboursable, c’est-à-dire  que si ce crédit excède votre impôt fédéral total à payer, l’excédent ne sera pas remboursé. Les achats admissibles doivent avoir été faits après le 27 janvier 2009 et avant le 1er février 2010. Le CIRD s’applique à des dépenses admissibles supérieures à 1 000 $, mais ne dépassant pas 10 000 $, ce qui entraîne un montant maximum de crédit d’impôt non remboursable de 1 350 $ [(10 000 $ - 1 000 $ × 15 %] - avec l’abattement du Québec (pour les résidents de la Province de Québec), le taux de crédit réel n’est pas de 15% mais plutôt de 12,5% (Donc, 1 125$). Il est également important de noter que le maximum pour une famille est de 10 000$ de dépenses admissibles pour ce crédit.

 

Vous trouverez une liste non-exhaustive des dépenses admissibles et non-admissibles par l’ARC au CIRD à l’adresse suivante : http://www.cra-arc.gc.ca/tx/ndvdls/sgmnts/hmwnr/hrtc/lgbl-xpns-fra.html .

 

Pour ce qui est de Revenu Québec (provincial), le crédit est remboursable, c’est-à-dire que même si le crédit excède l’impôt provincial total à payer, l’excédent sera remboursé. L’exécution de ces travaux doit être confiée à un entrepreneur qualifié aux termes d’une entente conclue après le 31 décembre 2008 et avant le 1er janvier 2010 et les dépenses engagées pour faire exécuter ces travaux doivent être payées au plus tard le 30 juin 2010. Le crédit d’impôt est égal à 20 % des dépenses admissibles qui excèdent 7 500 $. La limite des dépenses donnant droit au crédit est de 20 000 $. Le crédit d’impôt maximal est de 2 500 $.

 

Vous trouverez une liste non-exhaustive des dépenses admissibles et non-admissibles par Revenu Québec à l’adresse suivante : http://www.revenu.gouv.qc.ca/fr/particulier/impots/impot/credit_remb/renovation/travaux.asp .

 

Un outil de calcul est disponible pour calculer les crédits au niveau provincial et fédéral à l’adresse suivante :

 http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/Budget/2009-2010/fr/Reno_2009FR.html .

 

Finalement, il  est important de bien prendre notes de toutes ces particularités afin d’éviter les mauvaises surprises qui pourraient faire mal au budget.

 

La complexité de fonctionnement de ce crédit vous donne des maux de tête ? N’hésitez pas à nous contactez !

 

Patrick Pelletier, CA

Planification fiscale, planification abusive et évitement fiscal

12 septembre 2009

Tout le monde veut sauver de l’impôt et c’est bien légitime. C’est d’ailleurs le sujet de discussion principal de nos clients. Il faut cependant prendre garde à la façon dont on s’y prend. Une bonne planification fiscale effectuée en respect des lois et règlements peut permettre des économies appréciables à court et à long terme. Plusieurs spécialistes indépendants n’hésitent pas à proposer des solutions miracles incluant toute une série de transactions effectuées dans un délai très court entre personnes ou compagnies liées. Malgré que, techniquement, chacune des transactions soit acceptable, les autorités fiscales peuvent considérer que l’ensemble du plan constitue une planification abusive et refuser d’en reconnaître les avantages. Non seulement les économies d’impôt ne seront pas au rendez-vous mais tous les frais reliés à cette réorganisation seront perdus.

Il est également évident que tout stratagème impliquant de faux documents, de fausses transactions et l’utilisation de prête-noms est à éviter complètement. Ceci ne relève plus de la planification mais constitue plutôt de l’évitement fiscal. En plus d’être assujettis à de lourdes pénalités, les contribuables impliqués s’exposent à des poursuites pénales.

Évitez les surprises désagréables : consultez-nous!

Sylvain Bessette, CA

Utilisation des États financiers

9 septembre 2009

Temps difficiles ou non, l’utilisation de l’information qui est contenue dans les états financiers et dans le système comptable de votre compagnie est d’une importance capitale. En effet, nous croyons que pour prendre de bonnes décisions dans le cours normal des affaires, il vous faut avoir la bonne information en temps voulu.

Il existe énormément d’indicateurs dans une compagnie utilisés pour gérer la performance. Lors de nos missions de certification, nous nous apercevons régulièrement qu’aucun indicateur de performance ou rapport mensuel d’analyse du rendement n’est préparé ou trop souvent, utilisés par les mauvaises personnes. En effet, les indicateurs de performance utilisés par le président, le VP exécutif, les chefs de produits, les dirigeants d’usine et plusieurs autres postes, sont très différents. Il est donc, très important de prendre le temps de cibler les besoins par catégories de personnel. Une fois ces indicateurs bien identifiés, il faut choisir les plus importants et établir des objectifs précis qu’il faudra comparer au réel à chaque mois ou à chaque période établie. Ensuite, il faut mettre en place des stratégies d’analyse de ces données et trouver comment obtenir l’information voulue en temps opportun.

Ces sont des indicateurs très variables d’une compagnie à l’autre. Pour les PME, il s’agit plus souvent de bien diviser l’information contenue dans les bilan et états de résultats. Cependant, il faut regarder attentivement tout renseignement qui peut avoir un impact sur le rendement de la société. Il existe plusieurs logiciels d’analyse de vos indicateurs de performance mais dans plusieurs PME québécoises, un simple fichier de compilation de données et quelques formules d’analyse seront suffisants pour vous donner les informations nécessaires à l’analyse de votre performance périodique.

Il s’agit d’un travail important et qui doit être fait le plus souvent possible selon vos besoins. En tant qu’expert comptable, nous pouvons vous aider dans toutes les étapes de la gestion de la performance dans votre entreprise. En effet, il s’agit d’un service à valeur ajoutée très important pour toute société qui veut savoir où elle veut aller, où elle se dirige et comment y arriver.

Jean-François Rouleau, CA

Comptes bancaires à l’étranger

17 juillet 2009

Est-il permis de détenir des comptes bancaires à l’étranger ?

Certainement. Aucune loi n’interdit à un citoyen canadien ou une société canadienne de détenir un compte bancaire à l’étranger, que ce soit dans un pays avec lequel le Canada a signé un traité fiscal ou dans ce qu’on appelle un « paradis fiscal ». Ce qui est problématique, c’est d’y déposer des revenus non-déclarés ou le produit de la criminalité. Un résident canadien est tenu de déclarer au Canada tous ses revenus personnels mondiaux mais peut déduire de ses impôts canadiens, dans la plupart des cas, les impôts payés à l’étranger.

Un Canadien peut aussi détenir une compagnie étrangère et ne payer de l’impôt canadien que lorsque des sommes lui seront versées personnellement, mais il faudra justifier que les revenus de la compagnie étrangère n’ont pas été réalisés au Canada.

Des règles très complexes encadrent la fiscalité internationale, laissez-nous vous aider.

Sylvain Bessette, CA

Diminution du taux d’intérêt prescrit

11 juin 2009

PROFITEZ DES TAUX D’INTÉRÊTS RÉDUITS POUR RÉORGANISER VOS PRÊTS ENTRE PERSONNES LIÉES ET AUTRES AVANCES DONNANT LIEU À DES AVANTAGES IMPOSABLES.

Lire le reste de cet article »

Fini la période d’impôts des particuliers ?

11 mai 2009

Je ne crois pas ! En effet, nous avons toujours plusieurs appels de clients pendant le mois d’avril pour savoir comment payer moins d’impôts. Malheureusement il est trop tard pour les aider. Il n’existe aucun conseil ou « truc » instantané pour faire baisser le montant d’impôts à payer. Chaque année, il faut faire une analyse plus poussée de plusieurs éléments avant de pouvoir affirmer à un client qu’il pourra sauver de l’impôt pour une année donnée. BFR s.e.n.c.r.l. peut vous aider à ce niveau. En effet, notre équipe de professionnels est formée pour répondre aux questions des particuliers ainsi que pour planifier une année de manière à payer le plus bas montant possible en impôts.

Lire le reste de cet article »